Imposition des revenus mobiliers : un choix désormais ajustable
La loi de finances pour 2026 assouplit les règles d’imposition des revenus mobiliers.
L’option pour le barème progressif n’est plus définitive et peut désormais être remise en cause.
Une évolution qui offre davantage de souplesse aux contribuables dans leurs choix fiscaux.
La fiscalité des revenus de capitaux mobiliers évolue avec la loi de finances pour 2026. Une nouveauté importante vient modifier les règles du jeu : la possibilité de revenir sur un choix d’imposition qui, jusqu’à présent, était irréversible.
Un principe : le prélèvement forfaitaire unique
Par défaut, les revenus financiers (dividendes, intérêts…) ainsi que les plus-values mobilières sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU).
Ce régime prévoit une imposition globale d’environ 30 %, incluant l’impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux. Il s’agit aujourd’hui du mode d’imposition standard pour ce type de revenus.
Une alternative : le barème progressif
Les contribuables ont toutefois la possibilité d’opter pour une imposition au barème progressif de l’impôt sur le revenu. Cette option peut s’avérer intéressante dans certaines situations, notamment lorsque le taux marginal d’imposition est faible ou lorsque certains abattements sont applicables.
Jusqu’à présent, ce choix présentait une contrainte majeure : il était définitif. Une fois exercée, l’option ne pouvait plus être modifiée, même si elle se révélait finalement moins avantageuse.
Une souplesse nouvelle à partir de 2026
La loi de finances pour 2026 met fin à cette rigidité. Désormais, les contribuables peuvent revenir sur leur décision après coup.
Concrètement, il devient possible de renoncer à l’option pour le barème progressif, notamment en déposant une réclamation ou à l’occasion d’un contrôle fiscal.
Cette évolution marque un véritable changement, en permettant d’ajuster sa situation fiscale a posteriori, en fonction de ses intérêts.
Une application à anticiper
Cette nouvelle règle s’appliquera pour l’imposition des revenus perçus à compter de 2026. En pratique, elle concernera donc les options exercées lors de la déclaration réalisée en 2027.
D’ici là, les règles actuelles continuent de s’appliquer.
Un levier d’optimisation à ne pas négliger
Avec cette réforme, les contribuables disposent d’une plus grande marge de manœuvre dans la gestion de leur fiscalité.
Il devient désormais possible d’analyser son choix après déclaration et, si nécessaire, de le corriger. Une opportunité intéressante pour optimiser l’imposition de ses revenus financiers, à condition d’être bien accompagné dans ses démarches.