Depuis le 1er juillet 2026, un nouveau dispositif est entré en vigueur afin de permettre aux jeunes parents de passer davantage de temps auprès de leur enfant. Le congé supplémentaire de naissance vient compléter les congés existants et implique de nouvelles obligations d’organisation pour les entreprises. Qui peut en bénéficier et sous quelles conditions ? Voici l’essentiel à retenir.

Un nouveau congé qui s’ajoute aux dispositifs existants

Le congé supplémentaire de naissance ne remplace ni le congé maternité, ni le congé de paternité et d’accueil de l’enfant, ni le congé d’adoption. Il constitue un droit supplémentaire permettant à chaque parent de bénéficier d’une période d’absence indemnisée de 1 ou 2 mois, selon son choix.

L’objectif est d’offrir plus de temps aux familles durant les premiers mois de vie ou d’arrivée de l’enfant au foyer.

Qui peut en bénéficier ?

Le dispositif concerne les parents d’un enfant :

  • né à compter du 1er janvier 2026 ;
  • adopté à partir de cette même date ;
  • ou né prématurément lorsque la naissance était initialement prévue à partir du 1er janvier 2026.

Selon les situations, le congé peut être accordé à la mère, au père, au conjoint ou partenaire de la mère, ainsi qu’aux parents adoptants, sous réserve de remplir les conditions d’ouverture des droits.

Comment prendre ce congé ?

Le congé supplémentaire de naissance ne peut être pris qu’après les congés de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant ou d’adoption.

Le salarié peut choisir :

  • un congé d’un mois ;
  • un congé de deux mois consécutifs ;
  • ou deux périodes distinctes d’un mois.

Dans la majorité des situations, le congé doit débuter dans un délai maximal de 9 mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant. Des règles spécifiques sont toutefois prévues pour certaines situations particulières, notamment en cas de naissances multiples ou pour les enfants nés au cours du premier semestre 2026.

Quelle indemnisation ?

Pendant cette période, le congé est indemnisé par la Sécurité sociale.

Pour les salariés du secteur privé, l’indemnisation correspond à :

  • 70 % du salaire plafonné durant le premier mois ;
  • 60 % du salaire plafonné durant le second mois.

Le calcul est effectué à partir des rémunérations précédant le début du congé, dans la limite du plafond annuel de la Sécurité sociale.

Quelles démarches pour les employeurs ?

Les salariés doivent informer leur employeur avant leur départ en congé, dans le respect des délais prévus par la réglementation.

Pour les entreprises, cette nouvelle mesure nécessite notamment :

  • d’anticiper les absences ;
  • d’adapter la gestion des plannings et des remplacements ;
  • de veiller à la bonne transmission des informations nécessaires aux organismes compétents ;
  • d’intégrer ce nouveau droit dans les pratiques RH de l’entreprise..

À retenir

Depuis le 1er juillet 2026, le congé supplémentaire de naissance permet aux jeunes parents de bénéficier d’un ou deux mois de congé supplémentaires, sous certaines conditions. Au-delà des nouvelles règles, ce dispositif implique aussi des enjeux concrets pour les employeurs : information des salariés, gestion des absences, mise à jour des pratiques RH et de la paie…

Nos experts vous accompagnent pour mettre en œuvre ce nouveau congé en toute conformité, sécuriser vos démarches et répondre à vos questions.