À partir de 2026, les anciens taux réduits de cotisations patronales sont remplacés par un dispositif unique, la réduction générale dégressive, désormais applicable jusqu’à 3 SMIC. Cette évolution permet à davantage d’entreprises de bénéficier d’allègements de charges. Certains employeurs spécifiques conservent toutefois des taux réduits, sous conditions.

Dès le début de l’année 2026, les règles de réduction des cotisations patronales évoluent.

L’objectif affiché : simplifier le système tout en élargissant le champ des allègements pour une grande partie des entreprises.

Voici l’essentiel à retenir.

Un seul dispositif au lieu de plusieurs

Jusqu’à présent, les employeurs pouvaient bénéficier de deux mécanismes distincts :

  • des taux réduits sur certaines cotisations (assurance maladie et allocations familiales)

  • la réduction générale des cotisations patronales

Depuis 2026, ces dispositifs ont été regroupés en un seul : la réduction générale dégressive unique (RGDU).

Conséquence directe : les anciens taux réduits « classiques » disparaissent pour la majorité des employeurs, au profit de cette réduction unique.

Une réduction plus large qu’auparavant

Pour compenser la suppression des taux réduits, la RGDU a été renforcée.

Bonne nouvelle : elle s’applique désormais aux rémunérations allant jusqu’à 3 SMIC, contre 1,6 SMIC auparavant.

En pratique, cela signifie que :

  • davantage de salariés entrent dans le champ de la réduction

  • plus d’entreprises peuvent en bénéficier

  • l’allègement des charges patronales concerne une base de salaires plus importante qu’avant

Cette évolution vise à maintenir un niveau de soutien comparable, tout en simplifiant les règles.

Des exceptions prévues pour certains employeurs

Tous les employeurs ne peuvent pas cumuler la RGDU avec leurs exonérations spécifiques. Pour ces situations particulières, le législateur a prévu un maintien des anciens taux réduits en 2026.

Sont ainsi conservés, sous conditions de rémunération :

  • un taux allégé de cotisation d’assurance maladie

  • un taux réduit d’allocations familiales

Ce régime dérogatoire concerne notamment :

  • les entreprises implantées dans certaines zones géographiques prioritaires

  • les employeurs bénéficiant d’exonérations spécifiques en outre-mer

  • le secteur agricole pour les travailleurs occasionnels

  • certaines structures d’aide à domicile intervenant auprès de personnes fragiles

À retenir

La réforme 2026 marque un tournant :

  • un système unifié avec la RGDU

  • une réduction étendue jusqu’à 3 SMIC

  • un maintien ciblé des anciens taux pour des situations particulières

Chaque entreprise peut être impactée différemment selon son activité, sa localisation et ses dispositifs d’exonération.